Une pétition citoyenne pour enfin faire contribuer les plus riches en Belgique
Enfin une alternative au budget injuste de l’Etat ? C’est le sujet d’une pétition citoyenne lancée par les trois syndicats belges. A 25 000 signatures, la contribution des plus riches sera débattue au Parlement belge, une occasion historique !
Le problème du budget belge ? Les ultra-riches épargnés, la population paie le prix
L’Arizona fait face à un énorme déficit budgétaire et a choisi de le combler en demandant encore plus d’efforts aux citoyens et citoyennes. Leur stratégie ? Faire peser le poids de la dette sur les travailleurs et travailleuses, les personnes pensionnées ou malades ou encore les femmes dont le travail non-rémunéré est loin d’être reconnu et valorisé.
Et alors que la population contribue, une catégorie de la population se retrouve épargnée : les ultra-riches. Si on regarde tous les revenus, les ultra-riches en Belgique payent deux fois moins d’impôts que le reste de la population. (23% versus 43%). La politique budgétaire de l’Arizona est profondément injuste et intenable.
Une pétition citoyenne pour que le Parlement débatte d’une réforme fiscale
Face à ces inégalités, la société civile se mobilise. Les trois organisations syndicales ont lancé une pétition citoyenne pour que le Parlement belge débatte des alternatives au budget actuel. Car des alternatives pour rétablir l’équilibre budgétaire de l’Etat de manière équitable, il y en a ! Celles-ci se basent sur le principe de la justice fiscale : chacun.e - y compris les épaules les plus larges - contribue à la société sur base de ses moyens pour bénéficier de services publics de qualité en retour.
Envie de faire partie du changement ?SIGNEZ l'initiative citoyenne
Si la pétition récolte 25 000 voix, voici les thèmes qui seront débattus au Parlement belge :
- Un cadastre des fortunes, comme instrument politique qui assure une transparence sur les revenus et sur le patrimoine.
- La mention sur la déclaration fiscale, de l’ensemble des revenus et avantages réels perçus au cours d’une année.
- Un meilleur équilibre entre la contribution des revenus du travail et celle des revenus du capital et une plus grande progressivité de l’impôt, afin que ceux qui perçoivent davantage de revenus contribuent davantage.